ZICO Île de l'Est
Îles-de-la-Madeleine, Québec
Résumé de Site
QC009 Latitude
Longitude
47,614° N
61,438° O
Altitude
Superficie
0 - 10 m
31,44 km²
Habitats:
forêt de conifères (tempérée), prairie naturelle, marais salant ou saumâtre, dune de sable ou plage (côtière)
Usages:
Conservation de la nature et recherche, Chasse, Loisir et tourisme
Menaces potencielles ou existantes:
dérangement des oiseaux, érosion, déversements d'hydrocarbures
Catégorie: significative au niveau national: espèce(s) menacée(s)
Status de protection: Réserve de la faune (national), Refuge faunique (provincial)
Accès réservé pour les coordonnateurs des ZICO
Nom d'usager: Mot de passe:

Accès


Site mobile


Description du site
L'île de l'Est est située à l'extrémité est de l'archipel des Îles-de-la-Madeleine et, bien que son nom l'indique, elle n'est pas à proprement parler une île puisqu'elle est reliée à deux autres. L'île présente plusieurs habitats, ce qui donne un aperçu de la diversité qui existe à l'intérieur de l'archipel. Ces habitats incluent des affleurements de grès rouge, des dunes de sable, des lagunes (dont quelques-unes sont eutrophes et recouvertes de végétation), des landes à camarines, des prairies salines, des marais, de vastes plages, des étangs d'eau douce, saumâtre ou salée et des forêts de conifères rabougris. Dans l'ensemble, l'île est formée de dépôts de sable sur lesquels poussent une végétation maritime, généralement l'ammophile à ligule courte, une espèce de plante qui aide à stabiliser ce type de formation grâce à son large réseau racinaire. Il est aussi à noter que les baies rouges et pourpres des buissons situés à l'intérieur de la lande à camarines fournissent une importante source de nourriture à plusieurs espèces d'oiseaux. Le site comprend à la fois la Réserve nationale de faune et le Refuge faunique.
Oiseaux
Les plages de l'île de l'Est constituent une aire de nidification significative pour le Pluvier siffleur, une espèce vulnérable au niveau mondial et en danger de disparition au niveau national. Au cours de l'Inventaire mondial des Pluviers siffleurs qui a été effectué en 1996, 8 oiseaux ont été recensés dans ce secteur, ce qui représente tout près de 2 % de la population estimée de l'Atlantique canadien. Des données recueillies à partir de 1979 indiquent la présence régulière de 1 à 4 couples, et, au cours des 5 dernières années, il a été calculé qu'en moyenne 3 couples se trouvaient à cet endroit.

L'archipel des Îles-de-la-Madeleine constitue également le seul endroit dans l'est de l'Amérique du Nord à héberger des Grèbes esclavons nicheurs. L'île de l'Est compte parmi les sites qui accueillent cette espèce avec de 1 à 4 couples observés annuellement. Après la saison de nidification, ces individus sont rejoints par d'autres sur l'étang de l'Est, et jusqu'à 41 individus ont déjà été recensés à cet endroit durant cette période (été 1989).

L'étang de l'Est, un vaste plan d'eau situé à l'intérieur de la réserve nationale de faune, s'avère également un important lieu de nidification et de repos pour la sauvagine. On y a ainsi observé un grand nombre de Canards noirs d'Amérique et de Sarcelles à ailes bleues, de même que d'autres espèces comme le Fuligule milouinan, le Garrot à oeil d'or et le Harle huppé. Ce secteur est aussi utilisé par certaines espèces d'oiseaux marins, tels que les Sternes pierregarin, arctique et caspienne ainsi que les Goélands marin et argenté.

L'île de l'Est accueille également un bon nombre de limicoles lors de leur migration automnale. Durant cette période, il est possible de retrouver près de 2500 individus à l'intérieur de la réserve. Le Pluvier argenté, les Bécasseaux semipalmé et à croupion blanc ainsi que le Grand Chevalier comptent parmi les espèces qui peuvent être observées en bordure des étangs et des marais salants alors que le Petit Chevalier, les Bécasseaux minuscule et à poitrine cendrée, le Bécassin roux et le Pluvier bronzé fréquentent plutôt les pairies salines, situées vers l'intérieur. Il est à noter qu'un nombre important de Courlis corlieux (200) ont aussi déjà été recensés dans la lande à camarines.

Enfin, plusieurs espèces d'oiseaux rares dans la région ou à la limite de leur aire de répartition ont aussi été notés sur l'île, incluant le Bécasseau à échasses, le Combattant varié, le Grèbe à cou noir, le Traquet motteux et le Solitaire de Townsend.




IBA Criteria
EspèceT | A | I Liens Date Saison Nombre G C N
Fou de Bassan 1977 FA 1 500
Fou de Bassan 2007 - 2009 SU 2 000
Grèbe esclavon 1956 FA 40
Grèbe esclavon 1995 SU 4 - 20
Mouette rieuse 2003 - 2016 FA 4 - 12
Mouette rieuse 2001 - 2016 SP 4 - 37
Mouette rieuse 2000 - 2015 SU 4 - 34
Pluvier siffleur 2010 - 2012 OT 4
Pluvier siffleur 1996 SP 4
Pluvier siffleur 1974 - 2011 SU 4 - 18
Puffin des Anglais 2011 FA 4
Note: les espèces en gras dans ce tableau indiquent que le nombre maximum d'oiseaux à ce site excède au moins l'un des seuils de population (national, continental ou global). Il se peut que le site ne se qualifie pas à ce niveau de ZICO se nombre maximum correspondait à une observation exceptionnelle ou à une donnée historique.
 
Enjeux de conservation
Une partie l'île de l'Est a été désignée Réserve nationale de faune en 1978 et est la propriété d'Environnement Canada. Les plages et la zone qui bordent la réserve ont, pour leur part, été désignées Refuge faunique par le gouvernement du Québec en 1998. Le camping est interdit sur l'île, mais la chasse aux oiseaux migrateurs est permise.

Les dunes de sable constituent un habitat extrêmement fragile, et le simple fait de marcher suffit à détruire la végétation qui les aide à se prémunir contre l'action du vent et des marées. Les visiteurs sont donc avisés de rester sur les sentiers déjà existants. L'île est également vulnérable aux déversements d'hydrocarbures étant donné le nombre important de bateaux qui naviguent sur les eaux du golfe du Saint-Laurent.

Habitat du Poisson
Le secteur est un véritable paradis marin pour de nombreuses espèces de vertébrés et d'invertébrés marins. Les eaux profondes du Golfe hébergent une variété de crustacés, de mollusques et de poissons benthiques, dont la limande à queue jaune, la plie rouge et le flétan Atlantique, une espèce très appréciée des pêcheurs commerciaux. Le homard occasionne des retombées économiques importantes pour la région. Au large des côtes, de nombreuses espèces peuplent les eaux. Par exemple, le maquereau bleu possède une grande importance, tant pour l'industrie de la pêche que pour son rôle dans la chaîne alimentaire. Les plages de sables sont peuplées de mactre de l'Atlantique et de mye commune, deux espèces faisant l'objet d'une pêche récréative par la population locale. La mactre de l'Atlantique est également pêchée de façon commerciale avec des outils à main et des dragues hydrauliques Les marais à spartine et les nombreux ruisseaux parsemant le territoire constituent des aires d'alimentation et de repos pour une multitude de poissons, tels l'éperlan arc-en ciel et l'anguille d'Amérique. Les ruisseaux servent également à la reproduction de certaines espèces, comme l'éperlan arc-en ciel.

Les principales pressions sur l'habitat du poisson sont liées aux activités portuaires, à la navigation, au dragage et à l'augmentation de l'érosion côtière (augmentation des sédiments en suspension, augmentation du bruit, enrochements, etc.).

Principales espèces présentes :
Anguille d'Amérique
Éperlan arc-en ciel
Flétan atlantique
Hareng atlantique
Homard
Limande à queue jaune
Mactre de l'Atlantique
Maquereau bleu
Mye commune
Plie rouge

Le programme des ZICO est une initiative de conservation internationale coordonnée par BirdLife International. Les co-partenaires canadiens du programme des ZICO sont Études d'Oiseaux Canada et Nature Canada.
   © Études d'Oiseaux Canada